• Mise à jour ...

     

    C’est quelques années plus tard que je reviens sur mon texte du 27 juillet 2014 ... les années ont passé, les choses ont changé. Je suis revenue vers ma mère ... mais ce fut long. 

    Après l’écriture de cette lettre je ressentais beaucoup de colère ! J’étais enragée au fond de moi, j’avais beaucoup de larmes en suspens. Puis, plus tard, des mois plus tard, je me suis posé la vraie question : qu’est ce que je voulais, au plus profond de moi ? 

    Je savais. Je voulais la paix, plus de rancunes, ne plus rester prisonnière de ce lourd et pesant passé. Alors j’ai repris les choses en main, je suis allée faire une séance d’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) chez une hypnothérapeute. Ce fut long et douloureux ... j’en fus même malade quelques jours. 

    La thérapeute a terminé la séance en me disant que j’étais libre de choisir, que je ne devais rien à mes parents, moi qui me suis toujours débrouillée toute seule, mais que si leur pardonner m’apaisait, je le pouvais aussi. 

    Entre temps j’avais eu beaucoup d’échanges de sms avec mon beau-père. Car je n’ai pas été capable d’aborder le sujet de vive voix (je n’en suis toujours pas capable !). Il a reconnu ce qu’il m’avait fait, tout. Et il s’est excusé. Il s’est excusé bordel ! Car dans le fond c’était bien là tout ce que je lui demandai, de reconnaître ses actes et de s’excuser. 

    Je lui ai pardonné ... et ça m’a soulagée. J’ai, curieusement, toujours quelque rancune contre ma mère, qui n’a pas joué son rôle de mère. 

    Mais nous nous revoyons. Je suis plus apaisée, elle essaie de faire des efforts, mais n’y parvient pas toujours. Lui se fait vieillissant (81 ans), moins actif, malade, ça le tracasse. Et moi j’ai de l’empathie pour lui, je me reconnais bien là !

    Je suis contente aujourd’hui d’avoir écrit ce texte. D’avoir pardonné. L’âme en paix. 

    Car le pardon est possible. 

     

    Dorothée (02.03.2018) 

     
     
    P.S : je ne signerai plus Madame Rêve, elle appartient au passé ... 
     

  • Commentaires

    1
    Vendredi 2 Mars à 14:02

    Il est des textes que l'on prend en pleine gueule, et celui-là en fait partie, où devrais-je dire ces deux-là puisque ce dernier est indissociable de celui de juillet 2014. Des mots très forts, intenses, bouleversants, des mots à pleurer, à pleurer de rage, mais aussi des mots apaisés, des mots plein d'espoir pour l'existence d'un après, d'un après difficile, mais d'un véritable après.. Il est des textes que l'on prend en pleine gueule, et celui-là en fait partie, où devrais-je dire ces deux-là puisque ce dernier est indissociable de celui de juillet 2014. Des mots très forts, intenses, bouleversants, des mots à pleurer, à pleurer de rage, mais aussi des mots apaisés, des mots plein d'espoir pour l'existence d'un après, d'un après difficile, mais d'un véritable après..

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