• Tu as peur des gens qui passent
    Dans ta vie ou sur le trottoir d'en face
    Tu as besoin qu'ils te regardent
    Et pourtant tu restes là sur tes gardes


    Raconte-toi

    Tu écris aux visages que tu as vus
    En quadrichromie, à la une des revues
    Tu leur dis je te regarde est-ce que tu me vois
    Dans le brouillard de ma ville où j'ai si froid

    Raconte-toi

     

    Envoie toutes sortes de messages
    Aux inconnus et lucioles de passage
    Prends le parti du risque de l'erreur
    Le silence est toujours complice ou trompeur

    Raconte-toi

     Prends des feuilles 21 x 27, un stylo
    Une caméra super 8, un magnéto
    Regarde à l'intérieur de tes rêves et dans les journaux
    Toute la folie du monde est dans ton cerveau

    Raconte-toi  

    Yves Simon (1975)


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  • Pourquoi...

    Ces baisers ?
    Ces mots doux et chauds, au réveil ?
    Ces partages ?
    Ces clins d’œil ?
    Ces clichés alléchants ?
    Ces baisers goulus ?
    Ces yeux qui se dévorent ?
    Ces compliments ?
    Ces lectures ?
    Ces heures perdues ?
    Cette sueur, cette chaleur ?
    Cet humour ?
    Cette délicatesse ?
    Cette complicité ?
    Ces « rêve beau » ?
    Ces mensonges ?
    Ces folies ?

    Pour faire mal ?

    Dorothée (30.05.2018)


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  •  

    Contrainte : tableau, craie, principal, règle, bureau, estrade, sanction, professeur, classe.

     

     

     

    Jules se demandait encore pourquoi diable il avait accepté ce rôle de principal de collège ! Sans nul doute pour faire plaisir à la charmante Cécile, qui jouait le rôle d'une terrible professeur de mathématiques.

     

    Hors, il avait toujours détesté l'école, ses sanctions stupides et humiliantes, que de mauvais souvenirs !

     

    Et le voilà debout, comme un con, sur l'estrade, face à une classe de quatrième, à rappeler les règles de vie collective, à les faire écrire au tableau à la craie (à la craie, misère!) par un petit abruti qui a mis le feu aux toilettes !

     

    Et enchaîner sur une autre scène avec ce même enfant, en le convoquant dans son bureau avec ses parents !

     

    Mais quelle idée, quelle faiblesse de sa part, que venait-il donc faire dans ce monde qui lui avait été si hostile, ne serait-ce que quelques jours... !

     

     

     

    Dorothée (27.05.2018)

     

     

     


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  •  

    Contrainte : balle, boule, bulle, bol, belle, bal, bel, bile, bêle.

     

     

     

    Une belle balle qui se faisait de la bile bondit hors du bal !

     

    Se perdant sans sa bulle, buvant moult bols de café, tâchant d'oublier ces belles paroles (qu'elle avait tant aimées!) qui lui faisaient tourner la tête !

     

    Qui lui faisaient perdre la boule, et bêler à qui mieux mieux « emballe moi, emballe moi, bel oiseau au visage d'ange ! » 

     

     

     

    Dorothée (20.05.2018)

     


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  •  

    Contrainte: glisser, poser, s'ouvrir, embarquer, déposer, calme, lenteur, mains, mélanger.

     

     

     

    C'est l'heure...

     

    Elle dépose avec lenteur tout objet dont elle n'aura pas besoin pendant le voyage sur la vieille commode.

     

    Satanée chimie, sois la bienvenue !

     

    Elle s'allonge, son lit l'embarque, calme, vers des mondes oniriques, où douceurs et autres sucreries se mélangent.

     

    Ses mains relâchent la pression, son esprit s'ouvre aux songes toujours beaux, toujours tendres...

     

    Au loin, semble t'il, des notes de piano. Elle les accueille, les laisse se glisser dans son esprit.

     

    Soudain l'image de cet homme se pose là, aussi, au milieu de ses songes... Doit-elle le laisser entrer ?

     

     

     

    Dorothée (21.05.2018)

     


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